Franck Lenar : avec Un gamin un peu dérangé, l'ex-Star Ac' lâche tout et ça fait du bien !

Il aurait pu jouer la sécurité. Proposer un EP lisse, calibré pour les playlists, sage comme une image de lauréat. Franck Lenar a choisi l'inverse. Son premier disque, sorti le 3 avril 2026, est un aveu, une déclaration d'identité, un uppercut en six titres. Et franchement ? On y croit à fond.

Qui est Franck Lenar, l'enfant de la Star Academy saison 12 ?

Si vous avez suivi la douzième saison de la Star Academy, son nom ne vous est pas étranger. Franck Lenar y avait marqué les esprits avec une voix grave, enveloppante, capable de monter dans les aigus au moment où on l'attendait le moins. Assez pour se hisser jusqu'en demi-finale, où il s'était incliné face à Ebony.

Depuis, le chanteur avait choisi de prendre son temps. Pas de précipitation, pas de single alimentaire balancé à la va-vite pour surfer sur le buzz de l'émission. À la place, une signature chez Maison Mère, le label de Tayc — un mentor dont l'influence se devine dans chaque production soignée de ce premier EP. En octobre, il sort Morpheús, qui dépasse les 700 000 écoutes sur Spotify. Puis en janvier 2026, Happy Birthday, plus entraînant. Les fondations sont posées. Le moment est venu de se dévoiler vraiment.

Six titres, un seul fil rouge : la différence assumée

Un gamin un peu dérangé ne ressemble pas à un premier EP de stratège. Il ressemble à une thérapie mise en musique. Franck Lenar y explore ses doutes, ses blessures d'enfance, sa place dans une société qui a toujours préféré que les gens rentrent dans la case plutôt qu'ils ne la fassent exploser.

L'EP compte six titres, dont trois inédits : Anhédonie, Arlequin et Tout Nu. Rien que ces titres en disent long sur les intentions de l'artiste. L'anhédonie, c'est l'incapacité à ressentir du plaisir. Arlequin, le masque qu'on porte pour plaire. Tout Nu, c'est se mettre à nu, sans filet. Le programme est annoncé, et il tient ses promesses.

Musicalement, l'univers de Franck Lenar se situe entre R&B et pop. Sa voix grave, agrémentée de quelques notes aiguës, instaure une mélancolie planante et mélodieuse. Le tout produit avec le soin caractéristique de Maison Mère, sans jamais sacrifier l'émotion brute sur l'autel du son parfait.

 

Le single titre : quand la fierté d'être "différent" devient une bombe pop

Le troisième single, éponyme de l'EP, est peut-être le moment le plus courageux du projet. Dans son clip, on retrouve Franck Lenar dans une salle d'attente de casting, assis parmi d'autres candidats. Et puis il se lève, et il chante. Une mise en scène qui résonne comme une métaphore évidente de toute sa vie d'artiste.

Ce qu'il dit dans ce titre, c'est l'essentiel : le mépris dans le regard des autres qui révèle la différence avant même qu'on ait su la nommer. L'enfance qu'on passe à subir sa nature avant de la comprendre. Les coups reçus jusqu'au lycée. Et en face de tout ça, une posture — pas de la résignation, mais de la fierté. Un peu dérangé, oui. Mais fièrement.

Une identité visuelle à la hauteur du propos

Ce qui frappe chez Franck Lenar, c'est qu'il ne construit pas seulement un son. Il construit une image, un univers, une cohérence. Le clip d'Anhédonie, sorti le même jour que l'EP, propose une vidéo sobre et narrative qui montre les biais de son esprit. Celui d'Un gamin un peu dérangé met en scène l'artiste dans un moment de vulnérabilité totale — une salle d'attente, des regards, et la voix qui décide de tout dire. On est loin du clip-promo standardisé. On est dans le cinéma intimiste. Et ça change tout.

Pourquoi on y croit vraiment

Chez Moi j'y crois!, on ne fait pas semblant. On écoute, on ressent, on dit ce qu'on pense. Et là, on pense clairement que Franck Lenar est en train de construire quelque chose de solide, de rare et d'utile.

Utile parce que des artistes qui parlent franchement de la différence, du harcèlement, des masques qu'on porte pour survivre socialement — on en a besoin. Utile parce que ce type de musique, entre la douceur du R&B et la franchise du texte pop, peut toucher des gens qui en ont besoin sans forcément le formuler.

Il a assuré la première partie de Calema à Bercy. Il signe sur le label de l'un des artistes les plus cohérents de la scène française actuelle. Il prend le temps, il choisit ses projets, il dit des vraies choses avec une vraie voix.

Un gamin un peu dérangé n'est peut-être pas l'EP le plus bruyant de ce printemps 2026. Mais c'est probablement l'un des plus honnêtes. Et honnêtement, c'est exactement ce dont on avait besoin.

L'EP "Un gamin un peu dérangé" de Franck Lenar est disponible depuis le 3 avril 2026 sur toutes les plateformes de streaming.

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