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Moi j'y crois!

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Promotion des arts et de la culture.


L'Instant Ciné de Leah Marciano : Wonder Woman

Publié par Leah Marciano sur 10 Juin 2017, 12:03pm

Catégories : #Instant Ciné, #cinéma, #artistes

 

Leah Marciano... Vous connaissez ce nom! Metteur en scène, réalisatrice et productrice, nous avons eu l'occasion d'évoquer son travail sur ces pages. Leah est une passionnée de cinéma. Elle a accepté de partager avec nous ses chroniques. Aujourd'hui, Leah Marciano nous parle de Wonder Woman! Instant Ciné...

 

C'est l'histoire, comme on s'en doute un peu, de Wonder Woman. De sa naissance, sortie de la cuisse de Jupiter, ou presque, à son adolescence rebelle, Diana exprime sa vraie nature de guerrière, au sein de son peuple, les Amazones, dont l'existence est consacrée à protéger les hommes.

Autant vous dire qu'elles bâclent un peu le boulot. Evidemment, la guerre éclate, celle qu'on appellera plus tard la Première Guerre Mondiale, du coup ça veut dire qu'il y en a eu d'autres, vraiment elles font pas leur taf.

Un beau soldat allié débarque, il est poursuivit par les méchants, les Allemands. Diana, bercé trop près du mur à la mythologie grecque et persuadé qu'il n'y a qu'une seule explication à cette guerre : les allemands sont forcément contrôlé par Arès, le Dieu de la guerre. Ca vous paraît ridicule ? Et bien c'est pourtant le pitch du succès du moment : Wonder Woman, qui part en guerre dans les tranchées françaises de 14-18 pour éliminer Arès, le dieu de la guerre.

 

 

Il est donc question de bataille, de guerre, d'épée, d'arc et même de pistolet et vous savez ce qu'on ne voit pas dans le film ? Une goutte de sang. Pas une seule goutte de sang est visible en 2h20 de film de guerre.

Et ce n'est pas la seule chose qu'il manque, d'ailleurs il manque plein de choses, il manque de couleur par exemple. C'est quoi cette habitude de ne pas mettre de couleur dans un film d'époque ?

Alors sous prétexte que les gars n'avaient pas inventé le cinéma en couleur on doit subir ça en 2017 ? Mais enfin vous savez qu'ils voyaient en couleur quand même à l'époque ?

Et puis ça manque d'autre chose, ça manque d'humour. Alors je reconnais qu'il y a des tentatives, mais malheureusement les seuls gags qui ne tombent pas à plat sont ceux d'Ewen Bremmer, le Spud de Trainspotting qui nous sert les mêmes mimiques hilarantes assaisonnées à son accent scottish depuis plus de 20 ans.

Et enfin ça manque d'émotions, de vous faire chialer quoi. Et c'est alors que auditeurs et auditrices leveront la tête en hurlant « Mais ce n'est pas ce qu'on cherche dans un film de super-héros » et dans un murmure je leur répondrais... si. Surtout quand on blinde son film de ralentis poétiques et psychologiques accompagnant le tout d'une musique épique et entrainante.

Pour une fois que dans un film de super-héros la musique est inspirée, pour une fois que les ralentis ne parasitent pas le rythme, ça devrait nous procurer autant d'émotion qu'un somalien devant une pub mcdo, mais rien. Comment c'est possible ? C'est à dire que là ça relève presque de l'exploit.

 

                              

Alors, le film n'est pas foncièrement mauvais, il est même bien au dessus des deux précédents, je pense que c'est grâce à une héroïne plus discrète dans les médias que Superman ou Batman où il n'y a plus grand chose à traiter, mais aussi à un changement majeure dans la mise en scène, la caméra ayant été confié à Patty Jenkins, la réalisatrice de l'oscarisé Monster.

Mais malgré toute sa bonne volonté, elle est mains liées à un cahier des charges infâme à respecter, celui de Zach Snyder, coupable des précédents opus. Et justement le lien avec Batman versus Superman est futile, voire complètement inutile à un film déjà long.


Le scénario peut éventuellement tiré son épingle du jeu, classique mais efficace, on ne perd pas une miette du récit, dommage cependant qu'il se perde avec une guimauverie du genre « le vrai pouvoir c'est l'amour » et en un twist facile qui n'est rien d'autre qu'une vulgarisation du génie d'Usual Suspects.


Bref, c'est pas mauvais, mais c'est pas bon non plus. Pour Diana, c'est pas le pont de l'Alma mais presque, en tout cas pour Wonder Woman c'est pas wonderful.

 

 

 

 

 

 

Wonder Woman, de Patty Jenkins, avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen, Robin Wright, Danny Huston, David Thewlis, Elena Anaya, Lucy Davis, Ewen Bremmer, Saïd Taghmaoui, Eugene Brave Rock, Lisa Loven Kongsli, Ann Wolf... Actuellement en salle.

L'Instant Ciné de Leah Marciano : Wonder Woman

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