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Moi j'y crois!

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Promotion des arts et de la culture.


Paris est gratuit....

Publié par Christophe Gheeraert sur 27 Avril 2014, 11:50am

Catégories : #Idées de sorties

 

La météo plutôt maussade de ce week-end ne donne pas spécialement envie de longues flâneries à l'extérieur. Non c'est un temps à privilégier les activités intérieures. C'est pourquoi cette semaine dans le câdre de nos idées sorties, je me suis intéressé à quelques lieux sympathiques de Paris. 

 

Notre capitale regorge de musées et de lieux culturels. On peut citer le Louvre, la Conciergerie, le Musée de Cluny, Orsay... Si beaucoup de ces endroits ouvrent leurs portes gratuitement chaque premier dimanche du mois, d'autres dépendant de la municipalité sont gratuits toute l'année! 

 

Aujourd'hui, j'ai décidé de parler plus particulièrement de trois musées, plus précisément trois demeures qui représentent bien la vie d'antan et les courants de notre littérature... 

 

Le Musée de la Vie Romantique... 

 

 

Au début du XIXème, une fièvre de construction s'empare de Paris en raison d'une explosion démographique. Certains quartiers qui tiennent plus de la campagne que de la grande ville deviennent alors la cible des spéculateurs. C'est le cas de Montmartre. les vergers et les terrains maraîchers des contreforts de la butte, cèdent dès 1820 la place à des lotissements, conçus par des architectes, très inspirés par les traditions antiques. C'est ainsi que l'on voit peu à peu apparaitre de très belles demeures néoclassiques, des immeubles de rapport et des ateliers d'artistes, à proximité de la Place Blanche et de la rue du même nom. 

 

 

C'est donc dans ce nouveau quartier, rue Chaptal, que va s'installer en 1830 un peintre hollandais, Ary Scheffer, qui est également professeur de dessin des enfants du Duc d'Orléans. C'est un digne représentant du mouvement romantique, dont la demeure va affirmer la réussite. Sa maison va connaitre pendant 30 ans une activité artistique, politique et littéraire intense.  

 

 

C'est l'entrepreneur Womser qui va faire construire cette bâtisse au crépi blanc, typique de l'époque Restauration. Elle compte deux étages d'habitation surélévés sous un toit à l'italienne. Très vite après son installation, Ary Scheffer va faire construire deux ateliers à verrière, orientés au nord, situés de part et d'autre d'une cour pavée. S'il peint dans l'un dans d'entre eux, l'autre devient un salon. 

 

 

Dans cet atelier-salon, Scheffer reçoit de grandes personnalités de la vie artistique de l'époque, tels que Delacroix, qui y vient en voisin, George Sand et Chopin, Liszt, Marie d'Algoult, Rossini, Tourgueniev ou Dickens. 

 

Cette maison qu'Ary Scheffer a loué pendant près de trente ans, fut acheté à sa mort en 1858 par sa fille Cornélia Scheffer-Marjolin. Son but est de préserver le cadre dans lequel son père a travaillé, elle désire également faire mieux connaître son oeuvre. Avec son mari le docteur René Marjolin, elle va à son tour recevoir des personnalités parmi lesquels Charles Gounot ou Henri Martin. 

 

 

Les ateliers qui sont convertis en hôpital de secours pendant la Commune en 1870-1871, serviront de salles d'exposition aux tableaux de Scheffer. 

 

Cornélia Scheffer-Marjolin meurt en 1899. Elle lègue les toiles de son père à la ville natale de celui-ci Dordrecht aux Pays-Bas. La maison de la rue Chaptal revient à Noémi Renan-Psichari, la petite-nièce de Scheffer. Elle y installe un grand salon et une bibliothèque consacrée aux oeuvres de son père, Ernest Renan, dans un des ateliers et loue le deuxième à des artistes. 

 

 

Noémi, puis sa fille Corrie vont continuer d'accueillir le monde artistiques, Anatole France, Maurice Denis, ou plus récemment André Malraux. La maison est vendue à l'Etat en 1956. Elle devient alors un centre universitaire d'enseignement et de recherche consacré à l'étude des sons et des couleurs. En 1980, le couple Siohan fait des démarches pour que la maison de Scheffer devient un musée. En 1982, l'Etat confie la gestion de l'immeuble à la ville de Paris. 

 

Le Musée Renan-Scheffer, annexe du Musée Carnavalet, ouvre ses portes la même année. Très vite une nouvelle muséographie est lancée afin de mettre en valeur dans les bâtiments rénovés par Jacques Garcia, de nombreux souvenirs de George Sand. C'est en 1987 que le musée change de nom pour devenir le Musée de la Vie Romantique. 

 

 

Dans ce cadre fabuleux, vous pourrez voir des portraits, des meubles et des bijoux des XVIIIème et XIXème siècles ayant appartenu à George Sand et légués par sa petite fille Aurore Lauth-Sand, mais aussi des toiles du peintre Ary Scheffer et des oeuvres de ses contemporains. 

 

L'atelier-salon a été reconstitué et on y trouve une bibliothèque qui a été enrichie par quatre générations... 

 

Si les expositions temporaires sont payantes, l'accès aux collections permanentes est gratuit.

 

 

Musée de la Vie Romantique, Hotel Scheffer-Renan 16 rue Chaptal 75009 Paris, ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures, sauf lundi et jours fériés. 

 

La Maison d'Honoré de Balzac... 

 

 

Autre quartier, autre demeure, autre artiste...  

 

 

On part maintenant à la découverte d'Honoré de Balzac. Sa demeure située sur une pente abrupte au coeur de l'ancien village de Passy, est la seule de ses domiciles qui subsiste aujourd'hui dans la capitale. Il y a vécu de 1840 à 1847. C'est là qu'il créa La comédie Humaine et qu'il a écrit ses plus beaux romans comme La Rabouilleuse, Splendeurs et Misères des Courtisanes, la Cousine Bette ou le Cousin Pons. 

 

 

Cette maison a une architecture pour le moins originale. En effet, il fallait descendre trois étages pour arriver au premier. L'appartement que Balzac occupait, se trouvait au dernier étages et ouvrait sur un jardin. 

 

 

Il y séjournait sous le nom de Monsieur de Breugnol pour échapper à ses créanciers. Il était nécessaire d'être en possession d'un mot de passe pour entrer chez lui. 

 

La ville de Paris va faire l'acquisition de la maison en 1949 afin d'y abriter un musée et de l'agrémenter d'une bibliothèque. 

 

 

Difficile de retrouver le mobilier de Balzac qui a été dispersé à la mort de sa veuve Madame Hanska, seul son cabinet de travail a été reconstitué en partie. Le reste du musée regroupe des tableaux, quelques objets personnels de l'auteur, des manuscrits, des éditions originales, des estampes et bien d'autres objets en rapport avec Balzac, son oeuvre et son époque. 

 

 

La Maison de Balzac, 47 rue Raynouard 75016, ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures, fermée le lundi et jours fériés. 

 

La Maison de Victor Hugo... 

 

 

Il s'agit là du troisième musée littéraire de Paris. Il est situé sur l'une des plus ancienne place de la capitale, La Place des Vosges. 

 

 

En 1902, Paul Meurice, qui fut l'un des proches de Victor Hugo propose à la ville de Paris, propriétaire de l'hôtel de Rohan Guéménée, où Victor Hugo a vécu, d'y créer une Maison de Victor Hugo, comme celle de Dante ou de Shakespeare. 

 

 

Cette maison est inaugurée le 30 juin 1903. Et l'on peut dire que Paul Meurice a largement contribué à ce qu'elle est aujourd'hui. Ainsi il a fait don de sa collection et va acquérir celle de Juliette Drouet dont avait hérité son neveu Louis Koch, pour l'offrir au musée. Il va inciter des collectionneurs à faire eux aussi des dons. Il finance les travaux d'aménagement et se veut le concepteur du musée. Très proche de la famille Hugo, Paul Meurice va les entrainer dans l'aventure, ce qui va permettre notamment la reconnstitution de la chambre mortuaire de l'auteur. 

 

 

En 1927, deux ans après la mort de Georges Hugo, sa soeur et ses enfants vont léguer à la ville de Paris, Hauteville House, la maison que Victor Hugo avait acquise et aménagée à Guernesey lors de son exil. Il y a créé de somptueux décors qui sont en partie reconstitués dans les appartements de la Place des Vosges. Les visiteurs qui ont la chance de se rendre à Guernesey y découvre un lieu qui a été entièrement conservé tel qu'il était à l'époque où Hugo y vivait. 

 

 

A Paris, le musée, qui n'est pas en reste, est composé de deux parties. Le second étage où l'on peut voir l'appartement que Victor Hugo et sa famille occupaient et dans lequel sont exposés, des objets, manuscrits, tableaux, meubles et surtout tout une partie consacrée à l'exil et à à Hauteville House. Le premier étage permet d'accueillir des expositions temporaires. 

 

 

L'ensemble donne une vue assez intéressante sur la vie et la carrière de l'un de nos plus grands écrivains. 

 

 

La Maison de Victor Hugo,  6 Place des Vosges 75004 Paris, ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures, fermée le lundi et les jours fériés. 

 

 

Il y a encore de nombreux endroits à découvrir gratuitement à Paris. De quoi alimenter de prochaines chroniques... 

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